Depuis que le FN a remporté les éléctions européennes, et qu'au grand dam de la gauche, cette victoire est un vote populaire, voilà que les antifas, qui étaient les grands amis des précaires, des pauvres et des immigrés deviennent tout à coup plus méfiant, plus distants.

Il faut dire que comme on pouvait s'en douter en les écoutant, leur proximité avec les plus basses castes de la société française était déjà toute relative. On comprend rapidement en les lisant que les sites antifas, par leur style, par la rareté des fautes d'orthographe, qu'ils n'ont pas été fait par des personnes qui se sont arretées en 5ème.

Cela est révélé dans certains articles également, où l'auteur a l'honneteté d'avouer que les groupes antifas ont peu d epersonnes d'origines immigrées ou populaires dans leurs rangs. Ces articles sont rares évidemment, parce qu'avouer cela enlève beaucoup de légitimité aux antifas. Mais cela se trouve, comme dans cet article tout récent sur Médiapart :

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"L'antifascisme n'est pas une résistance homogène ni univoque, encore moins sectaire, rarement auto-satisfaite : l'antifascisme est multiple, pluriel, hétérogène, mouvant, dynamique, vivant, fluctuant, porteur d'une riche intelligence collective en gestation. Trop peu métisse et populaire, nous en convenons"

 

Le résultat des éléctions européennes, qui place le FN en tete et les partis de gauche au rang des punis, n'ont pas plu aux antifas. Et c'est sous le sentiment de la colère que leur snobisme leur échappe.

 

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Pour exemple on peut prendre le roi des antifas, c'est à dire Charlie Hebdo qui représente l'élécteur FN comme seulement un con et rien d'autre.


Mais bon, c'est bien plus argumenté sur ce petit site, Debunkers des Rumeurs d'Extrème Droite, qui explique, en reprenant l'Express, qui sont vraiment les élécteurs du FN : ce sont des personnes sans diplome, peu intégrées socialement, avec des situations précaires :

"Concrètement, qui sont ces électeurs?

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De nombreuses études le montrent, ce sont les jeunes ayant le moins d'instruction qui se tournent vers le Front national. Moins on est instruit, plus on vote FN. On observe que ce sont également ceux qui s'intéressent le moins à la campagne. Leurs préoccupations sont, par exemple, plus portées sur la sécurité et moins sur l'éducation. Ils sont souvent très peu intégrés socialement, avec une certaine précarité professionnelle. C'est ce qui différencie cet électorat de celui de Mélenchon, par exemple. 

 

Voilà ce que pensent certains antifas à propos des élécteurs du FN, que ce sont des prolétaires, tout simplement! Alors meme que l'antifa est censé etre de gauche voir d'extrème gauche, avoir une analyse marxiste de classe, meme basique, on s'étonne de le voir snober les sans diplomes, les précaires, c'est-à-dire ceux qui font partie de la classe la plus basse.

 

Le sentiment que j'en ai est que l'antifa a fait passer son combat contre le fascisme avant son combat pour la justice sociale. Cependant, meme son combat contre le fascisme se trompe de cible. Les vrais fascistes aujourd'hui, ceux qui déclenchent des guerres, affament et asservissent les peuples sont les néoconservateurs, pas le FN, E&R ou l'UPR.