Screenshot_2013_08_12_10_24_56_1Un court article à propos de William Deligny.

D'après la description trouvée sur le net, c'est un ancien skinhead qui est devenu moine hindouiste en 1992.

 

"Je m’appelle William Deligny et je suis moine Vaisnava depuis 1992. Ma vie se résume aujourd’hui en une vocation vers le bien d’autrui. Mais cette vie n’a pas toujours été dans cette direction, tout au contraire. Avant cela, j’ai été un skinhead, et j’étais connu comme Petit Willy. J’étais le guitariste du groupe skinhead les « Evil Skins ». Aussi, je sens aujourd’hui le besoin d’en parler. D’une part car je ressens le devoir de me racheter envers ceux à qui j’ai fait du mal, envers ceux dont j’ai été le déclencheur d’une frayeur ou d’une aversion, mais également dans le but d’échanger une expérience. En fait, depuis toutes ces d’années, il n’est pas une journée où je ne me repens de toutes les atrocités que j’ai pu commettre. Au fond de moi-même, je ne désire pas que d’autres prennent le chemin de l’ultra violence. Ma conviction est que l’être vivant est doté d’un libre arbitre. Aussi, j’espère qu’en lisant ces lignes, il pourra comprendre et ne pas s’engager dans une voie négative.



je vais être très négatif, mais je suis absolument sceptique envers ce William Deligny.

Le gars parle des atrocités qu'il a commises. "Atrocités" n'est pas un mot anodin qui plus est au pluriel. Quelles atrocités ? est-il allé s'excuser auprès des victimes ? lui ont-elles pardonné ? Parce que ça, ça me semble vraiment important. Et plutôt que sa vie et ses habits de moines, dans son témoignage c'est surtout ça qui m'intéresse. Que pensent ses victimes ? où sont les victimes ? ont-elles disparues ? elle sont pas sur internet.

Quel travail a-t'il entrepris avec ses victimes ? c'est à cela que l'on devrait s'intéresser.

Parce que les victimes ont elles aussi déclenché des réactions pas très saines, telles que haine, et désir de vengeance. Qui peut le leur reprocher ?

 

Reclaiming

Dans la relation de violence entre le agresseur et la victime, il y a eu un échange de pouvoir, la victime, sous la contrainte de la frayeur, a été dépossédé de quelque chose au bénéfice du agresseur. Cette chose, c'est le controle sur elle, une partie de l'égo a été "mangée" par le agresseur. Et si le agresseur n'a rien fait pour la rendre, alors la victime est toujours dépossédée.

Et si ce Deligny a fait quoi que ce soit de réel pour ses victimes, à part se repentir, alors il a essayé de leur rendre ce qu'il leur a pris.